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samedi 19 mars 2016

Cabine de lecture et animation japonaise

Bonjour à tous !


Aujourd'hui je reviens brièvement pour vous parler de deux choses : d'un projet de cabine de lecture issu d'un sujet de cours, et du Conte de la Princesse Kaguya de Isao Takahata.


*     *     *


Un des derniers sujets que nous avons effectué en composition d'art appliqué au sein de ma MANAA portait sur le design d'espace. Les contraintes : il fallait que ce soit un lieu intimiste dans un lieu public, qu'il fasse entre 5 et 10m², qu'il puisse rester en place toute l'année, et que ce soit un espace de lecture et d'échange de livre.

Sachant que je suis passionnée par les livres, le sujet me plaisait plutôt, bien qu'il soit difficile. Dans mes traditionnels errements et questionnements, j'ai débouché sur une proposition hors sujet puisqu'elle fait moins de 5m², pour une personne seule. Je l'ai donc ensuite adaptée en une version plus grande, mais ce que je vais vous présenter ici est la version originale.




Ayant choisi de travaillé sur l'axe de la verticalité (à cause de la hauteur du lieu que j'avais choisi pour implanter l'architecture), je suis partie sur une structure haute. Pour le côté intimiste, le cercle est idéal, symbole du passage à un autre monde (ce qui rappelle l'évasion procuré par la lecture), associé à une forme enveloppante et protectrice.


Pour ce qui est des matériaux, la structure principale et le siège seraient en métal (j'avais pensé à l'aluminium pour sa légèreté) tandis que les parois seraient en verre pour préserver un maximum de luminosité, essentiel à la lecture. De plus il serait bien dommage de sortir de chez soi pour lire dans un endroit qui paraîtrait trop renfermé.

Sachant que le verre est extrêmement chauffant en été, le toit serait recouvert avec une toile pour faire de l'ombre. Ce toit serait d'ailleurs pentu pour une forme plus dynamique et le glissement de l'eau de pluie. De plus, socle serait pivotant, afin que l'utilisateur puisse lui-même choisir l'orientation de l'architecture en fonction de ses préférences, du soleil et du vent.


Puisqu'il s'agissait d'une structure devant faciliter l'échange de livres tout en restant pratique et petite, il fallait des rangements pratiques. C'est chose faite avec le siège multifonction, les livres venant se nicher sous l'assise ou encore à l'intérieur des accoudoirs.

Enfin, il faut évidemment penser à l'ergonomie et au confort de l'utilisateur. Voici donc une mise en situation avec différentes positions de lecture possibles.



Ce projet n'est pas celui que j'ai finalement développé, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à l'imaginer, et j'espère que vous avez eu du plaisir à le découvrir aussi ! Ainsi vous avez une idée du genre de travail que j'ai en MANAA et de ce qui me plait.

Ça vous tenterait, une telle architecture, dans un joli parc ?
Est ce que ça vous intéresserait que je parle d'autres projets d'arts appliqués ?




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Si vous me suivez depuis un moment, vous avez du remarquer que j'affectionne l'animation japonaise et en particulier les oeuvres du maître Miyazaki ainsi que les films de ses compères du studio Ghibli. Le Conte de la Princesse Kaguya est un long-métrage de ce studio réalisé par Isao Takahata et sorti en juin 2014 en France.

Oui, en effet, ce n'est pas une sortie récente. Cependant, au moment où il était diffusé dans les salles de cinéma, j'avoue que j'avais un peu peur de payer ma place et d'être déçue. Le style de dessin et d'animation très particulier me faisait un peu peur. De plus, l'histoire d'une princesse, ça ne me tentait pas trop.


Il se trouve que j'avais de biens mauvais préjugés. En réalité, on s'habitue très vite aux dessins à l'aquarelle "incomplets" (c'est-à-dire un aspect de croquis avec parfois des blanc dans le coin de l'image) et à l'animation en moins de 24 images par seconde. Cela donne même un charme tout particulier, très poétique et sensible au film. Personnellement, j'ai totalement adoré.

De plus, ce n'est pas une histoire d'une princesse comme les autres. Pour vous résumer, c'est une fille née dans un bambou qui grandit à toute allure, une fille qui aime jouer dans la nature avec ses amis campagnards, une fille qui a un père qui s'est mis en tête qu'elle serait une princesse à la capitale, une fille si belle que même l'empereur veut l'épouser, une fille malheureuse à l'envie de vivre trop forte.


Si on aime Ghibli, on peut difficilement être déçu et on retrouve les classiques du studio : la culture japonaise, la poésie, la Nature, un soupçon de magie, et beaucoup de beauté et de délicatesse. Sans oublier cette lenteur contemplative toute japonaise, ces magnifiques plans sur des décors que j'affectionne beaucoup.


Je recommande ce film à tous. Je pense qu'il est adapté à des enfants comme des plus grands, et qu'il pourrait peut-être même ravir ceux qui sont peu adeptes des dessins-animés et encore moins de l'animation japonaise grâce à sa grande originalité. Ce film est beau, à tous les niveaux, visuellement comme émotionnellement.



Avez-vous vu ce film ? Si oui, est ce qu'il vous a plu ? Si non, avez-vous envie de le voir ?


*     *     *



J'espère revenir bientôt avec un autre article, j'ai plein de choses à montrer ! Mais malheureusement trop peu de temps pour m'investir dans tout ce que je voudrais.

J'espère que cet article vous a plu, à bientôt, portez vous bien !

vendredi 17 juillet 2015

Le bleu est une couleur chaude

Bonjour,



(Attention article long)

Aujourd'hui je reviens pour vous présenter une bande-dessinée que je voulais lire depuis très longtemps et que j'ai beaucoup attendu. Et hier, enfin, l'oeuvre entre les mains et les yeux brillants, j'ai tourné la première page, puis toutes les autres jusque la dernière, oscillant entre sourire et larme.


Je veux parler de Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh, aux éditions Glénat.





Résumé :

Ça commence par la fin. Clémentine est morte. Elle a demandé à ce que ses journaux intimes soient donnés à Emma. Et son histoire se déroule devant nos yeux.
Clémentine était une adolescente normale : elle va en cours, sort avec ses amis, se fait draguer par un garçon. Sauf que voilà, elle finit par sortir avec ce garçon, mais ce garçon ne lui fait rien. Elle est incapable d'oublier cette fille aux cheveux bleus qu'elle a croisé sur la place, qu'elle a regardée longuement, ébahie, qu'elle désire.
Plus tard, elle lui parle enfin, à cette fille aux cheveux bleus, Emma. Une amitié forte, teintée de désir, évoluant en amour, s'ensuit. En effet, Clem a rencontré Emma dans un gay bar, et celle-ci est lesbienne, elle a une petite amie... Sauf que Clem, qui ne veut pas s'avouer être amoureuse d'Emma, l'est pourtant. Et Emma l'aime aussi.
Après une longue relation ambiguë et quelques disputes, elles sont enfin en couple. Mais malheureusement, c'est trop beau pour que tout continue comme au paradis.


(Dur de faire un bon résumé mais qu'il soit assez vague pour qu'il n'y ait pas trop de spoil. Heureusement que ça n'est pas un livre à suspense...)



Mon avis :

Ce. Livre. Est. Si. BEAU.
Mon premier critère, quand je choisis de lire une BD, c'est évidemment la couverture. D'habitude, les couvertures de bande-dessinée sont extrêmement soignées et donc magnifiques et on a trop trop trop envie de lire le bouquin qu'on a entre les mains. Et puis on ouvre ledit bouquin, et là, désillusion : les dessins à l'intérieur ne ressemble absolument pas à celui sur la couverture. Ça a le don de m'agacer considérablement, et ça peut même me faire abandonner toute lecture de la BD en question. C'est même généralement le cas.

Et là, ô miracle. J'étais à la gare Saint Pancras à Londres, j'attendais le train qui devait me ramener en France, et j'accompagnais une fille quelque part (où ? C'est un mystère) pour patienter, le problème est que nous sommes passées devant une librairie, du coup, j'ai pilé, j'ai bavé, j'ai trépigné, et j'ai traîné la fille à l'intérieur avec moi.

(Pardon, je suis d'humeur talkative aujourd'hui.)

Après quelques errances dans le rayon des romans (dont je comprenais à peu près la moitié selon la difficulté de la langue), je me dirige vite vers le rayon BD, donc. Je prends ce qui vient, et c'est bleu, ce qui vient. Je regarde le titre et la couverture, j'ai déjà envie de lire. J'ouvre le livre et là, ô miracle. Les dessins à l'intérieur sont aussi beaux sinon plus que celui sur la couverture.

Voilà, c'est dit. Même si vous vous tamponnez l'orteil droit du récit en lui même ou même que vous êtes homophobes, vous pouvez quand même lire Le bleu est une couleur chaude, parce que les dessins sont sublimes.

Un aperçu :

La rencontre, donc.

Comme vous pouvez le voir, il y a aussi un réel travail sur les couleurs. En effet, pour tout ce qui est raconté au travers de journaux de Clem, tout est en noir et blanc sauf...le bleu, qui détonne. Dans le "présent" (ou alors, les souvenirs récents d'Emma), tout est en couleurs, mais des couleurs assez ternes tout de même, ça ne tranche pas trop avec le N&B des autres planches.


Au delà des dessins, j'ai trouvé ce livre très, très beau et très, très poétique. C'est une histoire d'amour, douce, tendre, passionnée, avec des personnages attachants. Et c'est beau mon dieu c'est beau. L'émotion est palpable à chaque page. La poésie est omniprésente. Les choix graphiques y sont grandement pour quelque chose, mais... il y a quelque chose en plus, dans les textes, ou la narration, ou que sais-je.

Peut être que vous aviez entendu parler de cette BD grâce au film La vie d'Adèle, aussi. Je n'ai pas vu ce film, mais j'ai entendu qu'il contenait des scènes de sexe assez pornographiques et écoeurantes. J'avais donc peur d'en retrouver dans le livre, que la bibliothécaire ne voulait au départ pas me prêter car j'avais moins de 18 ans.
Et pas du tout.
Il y a des scènes érotiques.
Mais pas pornographiques.
Quand ces deux filles font l'amour, tout est très doux, rien n'est forcé, la joie et l'amour transpire de leur peau et des pages du livre, rien n'est vulgaire, tout est très beau. Alors, oui, il ne faut pas être prude et ne pas avoir peur de voir deux filles nues qui se caressent, et ne pas être trop jeune non plus, et être prévenu.
Mais ça. N'est. Pas. Du tout. Choquant. Vraiment. Promis. Juré.

Concernant la façon dont est traité de thème de l'homosexualité... Là aussi, beaucoup de finesse. Pas de jugement. On voit la réalité de ce que ça peut être : parfois on se sent honteux, à cause des autres, et ça peut même faire très mal, et parfois on réalise que c'est "normal" et c'est "juste" de l'amour. Et justement, ce n'est pas un livre qui sonne "militant". Ça apparaît comme une histoire d'amour tendre et émouvante, mais de la même manière que si ça avait été un homme et une femme. Ce livre parle évidemment tout de même beaucoup des droits des homosexuels, du coup, mais l'accent n'est pas mis dessus outre mesure et ne fait pas passer l'amour au second plan. Et ça, j'ai aimé.

Oh, et dernier point : ce n'est pas un format classique mais une BD assez longue (122 pages)(même si ça se lit assez vite).




Bon. Si je devais résumer. Le positif (+) et le négatif (-)

+ Les dessins exceptionnels.
+ La poésie et la tendresse.
+ L'originalité.
+ La beauté de tout le livre : dessin, narration, histoire... tout.
- Absolument rien.

OK, ce résumé est aussi fouilli que le reste. Alors en un mot (3 en fait) :
LISEZ CE LIVRE.


Bon, et puisque ça fait longtemps que je n'a rien montré ici, je poste quand même le dessin que j'ai fait tout de suite après avoir lu cette BD.



Aujourd'hui on n'est pas le 17 mai mais le 17 juillet. Ça me fait pile deux mois de retard pour marquer le jour dédié à la lutte contre l'homophobie... Désespérant non ? (En réalité c'est juste une coïncidence mais chut)
Ça fait très brouillon, ç'a été fait rapidement, comme à peu tout ce que je fais en ce moment. Je ne finis rien, je gribouille, donc je ne montre rien. Voilà.






Pour conclure.

J'ai relu La fille du papillon, que j'avais présenté ici. J'ai à nouveau adoré ce que j'avais déjà adoré à la première lecture (c'est à dire : la poésie et l'amour... Hum, je me répète ?), mais je nuance quand même mon opinion.
En effet, des détails m'ont gêné : Solveig (personnage principal) se sent "grosse et moche" quand elle se sent mal (et, voilà, j'ai du mal avec ces deux mots associés) et la première chose à laquelle elle pense quand elle sait qu'elle va voir son amoureux et qu'ils vont peut être faire l'amour, c'est... s'épiler. Là aussi, j'ai du mal. En plus de ça, elle a un côté pourri-gâté-je-souffre-mais-c'est-toujours-la-faute-des-autres-donc-je-me-plains-de-manière-incessante-et-répétitive qui m'a beaucoup agacée.
Alors, OK, ça représente peut-être une certaine réalité (oui, c'est mal d'associer "grosse" et "moche" et c'est nul de se lamenter sur son sort mais beaucoup le font), mais même : agaçant.









Et pour conclure vraiment, une vidéo très très très belle :


dimanche 5 avril 2015

S'émerveiller

Bonjour à tous,



Aujourd'hui, je voudrais vous partager le travail d'une artiste exceptionnelle.

Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est une amie, même si j'aimerais beaucoup qu'elle le soit et qu'on se connaisse mieux, mais c'est une personne que j'apprécie et admire beaucoup.



Elle s'appelle Morgane.





(Ça c'est le vide pour que vous puissiez digérer l'information.)
(Pardon, c'était une blague stupide, mais cette fille est géniale, et je divague quand je pense à elle. D'où le vide. Bref.)


Elle dessine un peu, et très très bien. Mais surtout, elle écrit. Elle a une imagination débordante, un réel don pour manier les mots, et elle est touchante.

Mais le plus important, c'est qu'elle sait s'émerveiller. C'est ce qui fait d'elle une artiste.
Et elle sait transmettre cet émerveillement. C'est ce qui fait d'elle une très bonne artiste.


Et donc, récemment, elle a créé une chaîne Youtube. Elle n'a pas encore beaucoup de vidéos, et celles qu'elle a postées peuvent paraître étranges et incongrues, mais j'adore déjà ce qu'elle fait, et chaque vidéo est meilleure que la précédente.



Et donc, je tenais à partager la dernière.






Ne cessez jamais de vous émerveiller. 


En bonus : la chanson de la vidéo, que j'adore.

jeudi 18 décembre 2014

Finalement, je me demande si le vrai mouvement du monde, ce n'est pas le chant.

     À chaque fois, c'est un miracle. Tous ces gens, tous ces soucis, toutes ces haines et tous ces désirs, tous ce désarrois, toute cette année de collège avec ses vulgarités, ses événements mineurs et majeurs, ses profs, ses élèves bigarrés, toute cette vie dans laquelle nous nous traînons, faite de cris et de larmes, de rires, de luttes, de ruptures, d'espoirs déçus et de chances inespérées : tout disparaît soudain quand les choristes se mettent à chanter. Le cours de la vie se noie dans le chant, il y a tout d'un coup une impression de fraternité, de solidarité profonde, d'amour même, e ça dilue la laideur du quotidien dans une communion parfaite. Même les visages des chanteurs sont transfigurés ; je ne vois plu Achille Grand-Fernet (qui a une très belle vois de ténor), ni Déborah Lemeur ni Ségolène Rachet ni Charles Saint-Sauveur. Je vois des êtres humains qui se donnent dans le chant.
     À chaque fois, c'est pareil, j'ai envie de pleurer, j'ai la gorge toute serrée et je fais mon possible pour me maîtriser mais, des fois, c'est à la limite : je peux à peine me retenir de sangloter. Alors quand il y a un canon, je regarde par erre parce que c'est trop d'émotions à la fois : c'est trop beau, trop solidaire, trop merveilleusement communiant. Je ne sus plus moi-même, je suis une part d'un tout sublime auquel les autres appartiennent aussi et je me demande toujours à ce moment-là pourquoi ce n'est pas la règle du quotidien au lieu d'être un moment exceptionnel de chorale.
     Lorsque la chorale s'arrête, tout le monde acclame, le visage illuminé, les choristes rayonnants. C'est tellement beau.

     Finalement, je me demande si le vrai mouvement du monde, ce n'est pas le chant.
 Muriel Barbery dans L'élégance du hérisson


~          ~          ~


Depuis un peu plus de deux ans, je chante en choeur, quatre heures par semaine, au lycée.
Alors je n'ai pas résisté à l'envie de partager cette citation.

 D'une part, parce que ce livre est absolument génial. C'est une ode à l'Art, à la vie, aux sentiments, au Beau, à la langue. C'est philosophique. Et c'est un des livres les plus touchant que je n'ai jamais lu. Promis, je vous fait un article dessus dès que j'ai fini de le lire.

D'autre part, parce que je trouve cette citation Belle et Vraie. (Platon ajouterait : Bien.)


Alors après le point de vue de l'auditeur, je vous propose celui du chanteur.


Quand je chante, je ne suis plus moi-même. J'endosse le costume charismatique et si assuré du chanteur, je met un masque vocal qui me protège envers et contre tout, j'adopte la posture de combattant que nécessite le chant. Je ne suis plus une lycéenne trop compliquée. Je me glisse dans la peau d'un esclave, d'un pèlerin, d'un prisonnier, d'un amoureux, d'un musicien.

Quand je chante, toute timidité s'envole alors. Les autres ne me regardent pas et ne m'écoutent pas, il ne peuvent percevoir que le rôle que leur montre et par lequel je m'exprime pleinement. Détachée de cet absurde langue que je n'ai jamais su manier, et de ces relations humaines classiques que je n'ai jamais su gérer, au travers de l'Art, je me libère et devient entière. Et cela affecte ma vie entière et m'aide à me détacher de ma timidité et gagner du terrain sur ce combat quotidien.

Quand je chante, mes soucis s'envolent. Après huit heures de cours, psychologiquement éreintantes, j'évacue toutes les toxines, toute la négativité en moi. Toutes les tensions s'envolent. Je vide mon cerveau, j'épuise mon corps. Je me ressource.

Quand je chante, je ne fais plus qu'un avec ce Tout que sont le choeur surtout mais aussi les musiciens, le chef d'orchestre, le compositeur, le public. Je vibre en harmonie avec des dizaines d'autres corps et âmes, et c'est magique. Je pousse la porte d'un royaume où on n'est jamais seul.



Je crois sincèrement que la musique est l'amie la plus fidèle qui puisse exister. Elle possède ce pouvoir merveilleux de l'expression, de la communication, de l'émotion. D'autant plus le chant, pour son côté humain : nous ne jouons pas d'un instrument mais sommes l'instrument.

Comment être malheureux en chantant ?...



mardi 7 octobre 2014

It's love wich makes the flower grows and the trees reach high

Bonjour à tous !


À défaut de poster de vrais dessins finis et tout beaux, comme je n'en ai plus en stock (ou alors des trucs pas montrables), je cherche d'autres idées d'articles. Canalis, fut un temps, postait des articles avec un condensé de jolies images.

Souvent, pour elle, ça mélangeait des jolies filles dénudées aux cheveux colorés et de la nourriture colorée et sucrée.

Bon, ça sera sans doute bien différent pour moi, hein. J'essayerai aussi de faire des thèmes. Et puis comme 11 c'est la moitié de 22 et que comme ça c'est pas trop chargé (je ne sais pas pour vous, mais je trouve que 22 ça fait beaucoup), eh bah j'ai décidé qu'il y aurait 11 images par articles. Et toc.

Le premier thème sera.


Les arbres.




Les images sont toutes issues soit du groupe Facebook "World of Omnia" (que j'adore, c'est une mine d'inspiration et de sérénité) ou de DeviantArt. Je suis désolée, je ne connais pas les sources... :( si il y a un problème je retirerai l'image.


Vous aussi vous trouvez les arbres follement beaux ? Vous aimez ces photos ? Quelle est votre préférée dans le lot ?

vendredi 5 septembre 2014

jeudi 1 novembre 2012

Lorsque pinsons et rossignols font pâle figure

J'ai créé de ce blog pour parler de mes passions, comme vous le savez (ou pas, si jamais des nouveaux arrivent par là, en ce cas, bienvenue). Le problème, c'est qu'autant je peux facilement scanner et montrer un dessin, autant je peux facilement écrire pour donner mon avis sur un livre...autant c'est complètement impossible de vous faire partager ce que je fais en musique.
 
Pour ceux qui ne serait pas au courant, depuis la rentrée, j'ai 4h de chant, ayant choisi l'option musique.
J'ai déjà fait partie de plusieurs chorales auparavant: celle de l'école de musique, celle du collège. Avec une petite heure par semaine à chaque fois.
Eh bien je peux vous dire que c'est tout bonnement incomparable avec ce qu'on peut faire dans un vrai chœur, avec une vraie qualité vocale, et quatre voix pour des accords magnifiques.
 
Si vous voulez un exemple de ce que je chante dans ce chœur:
 


Je ne sais pas pour vous, mais je sens une ambiance assez "magique" dans ce morceau... 
 
 
Peut-être qu'il n'y a que moi que cela intéresse, tout ça. Mais, vraiment, je trouve que c'est une chance et une expérience incroyable de pouvoir chanter dans un chœur comme cela. Alors, oui, on chante de la musique classique, religieuse. Et alors? On fait de la belle musique, et j'ai l'énorme chance d'être entourée de gens qui chantent merveilleusement bien.
 
Et qui en plus de chanter bien, sont extrêmements cools. Alors oui, je suis toujours ultra timide, je ne connais presque personne, mais...j'aime bien parler avec un peu tout le monde dès que je peux, et je trouve l'ambiance absolument...comment décrire ça? J'adore, j'ai l'impression d'être vraiment à ma place. (ça me rappelle l'ambiance d'un voyage en Irlande dont je ne vous ai jamais parlé...si quelqu'un aime l'Irlande, qu'il aille se manifester au secrétariat, première porte à droite.)
D'ailleurs, c'est très bizarre de nous voir tous avec un air très sérieux pendant les concerts alors que bien souvent, nous ne ne sommes qu'une bande de déjantés...(à croire que le syndrome artiste=déjanté a frappé?)
 
Enfin bref, le plus important à saisir est que je trouve ça vraiment génial. Du genre, le jeudi matin, je me lève en pensant que, non, je ne vais pas mourir, je vais survivre à une longue journée de dur labeur (oui j'aime me plaindre).
Pourquoi?
Parce que je sais que j'aurai le droit à 2h de chant à la fin.
Parce que pendant ces deux heures, je me donne à fond, je vibre de partout, je me sens vivante et je suis heureuse.
 
Au final, j'en viens à me demander si le chant n'est pas pour moi plus un besoin qu'une passion.
 
Bref, je ne suis pas sûre d'avoir intéressé beaucoup de monde avec un billet pareil, mais...je tenais vraiment à le faire, parce que j'aime vraiment tout ça.
Et vous, vous avez déjà fait partie d'un chœur? Vous aimez chanter? Et la meilleur ambiance de groupe que vous ayez connu, c'était où/quand/comment/pourquoi/etc?