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samedi 11 juin 2016

Du joli

 Pretty things

 


Bonjour à tous !
Hello everybody !


Oui,  je ne savais pas comment nommer cet article... qui va contenir du cinéma d'animation et de la bande-dessinée.
I didn't know how to name this post... which will contains cartoons and a comic.



Pour commencer, je veux vous parler des films du réalisateur irlandais Tomm Moore, au travers de 2 longs et un court métrages.
To begin, I want to talk about 3 movies by the irish director Tomm Moore.


Brendan et le secret de Kells
The secret of Kells

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Il s'agit de l'histoire d'un jeune garçon vivant au monastère de Kells, qui accueille un moine enlumineur fuyant les vikings venant de l'abbaye d'Ilona. Il apporte avec lui le fameux livre de Kells, joyaux de l'art de l'enluminure irlandaise. Le film est donc inspirée de cette esthétique très particulière, qui mélange culture chrétienne et celtique.
It's about the story of a young boy who live in Kells monastery, which welcomes an illuminator monk from Ilona abbey who's running away from the vikings. He brings with him the famous book of Kells. Its illumination are a great inspirations for this very specific aesthetic, mixing christian and celtic cultures.

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Le chant de la mer 

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Ce film puise dans les légendes en mettant en scène une selkie, un géant changé en pierre pour qu'il arrête de pleurer par sa sorcière de mère, des êtres magiques, un sage chevelu mais amnésique... Une aventure un peu triste mais très douce, avec en plus une bande son exceptionnelle.
This movie is inspired by legends with a selkie, a giant turned into stone by his witch mother so he stopped crying, magic beings, a haired and wise but amnesic old man... This adventure is a bit sad but very sweet, with an amazing soundtrack.

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Le Prophète 

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Il s'agit d'une adaptation du livre le Prophète de Khalil Gibran réalisé par plusieurs artistes ayant produit chacun un court métrage pour illustrer les propos du prophète Mustafa. Si je ne dis pas de bêtise, Tomm Moore a réalisé le passage sur l'amour. On quitte donc l'atmosphère irlandaise pour des couleurs beaucoup plus chaudes, mais toujours aussi de finesse et d'entrelacs.
It's an adaptation for Khalil Gibran's book the Prophet directed by many artists. Each one directed a short movie to illustrate the prophet Mustafa's teachings. So we leave the irish atmosphere for warmer wolors, but there is still a lot of delicacy and entrelacs.

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Ce qui me plait :
The things I like :
- Le style original et immédiatement reconnaissable
- The very original and recognizable style
- Accessible aux plus jeunes comme aux plus vieux
- Great for both child and adults
- L'aspect poétique
- It's poetic
- Les dessins chargés et colorés et... je suis obligée de le dire : beaux
- The beautiful drawings


Avez-vous déjà visionné une de ses oeuvres ?
Did you ever see these artworks ?




La BD dont je souhaitais vous parler, c'est Le château des étoiles, en 2 tomes (avec une suite prévue), de Alex Alice.
Sorry, no english translation for this part : this is a french comic and I guess it's not translated in english, so you could not read it.

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L'histoire, la voilà :
Séraphin n'arrive pas à se remettre de la perte de sa mère, morte à la recherche de l'éther. Cependant, il reçoit une lettre annonçant qu'on a retrouvé le journal de bord de celle-ci : avant de mourir, seule dans l'espace, elle aurait bel et bien découvert l'éther ! Séraphin et son père se rende alors chez celui qui détient le journal, un roi rêveur. Commence alors l'épopée vers l'éther, vers l'espace. 

Ce que j'ai aimé :
- L'univers steampunk
- Le côté science(-fiction)
- La soif de découverte des personnages
- Les dessins à l'aquarelle, avec notamment des décors impressionnants
- Les dessins sont aussi bons à l'intérieur que sur la couverture
- L'aventure bien rythmée

L'avez vous déjà lue ? Si oui qu'en avez vous pensé ? Sinon, ça vous fait envie ?



Petit point sur mes projets personnels : 
My personnal projects :
J'ai commencé fait le storyboard d'une BD en 3 pages. Si ça se trouve, je vais réussir à la terminer. Sinon, je ferai au moins un dessin et je vous raconterai l'histoire !
I began a storyboard for a 3 sheets comic. Maybe I'll achieve to finish it. Otherwise I'll make a drawing and I'll tell you the story.
Je pensais également à faire des "kits culturels émotionnels". Le principe est simple : j'associe à une émotion des objets culturels qui lui correspondent, et en prime je fais un dessin représentant cette émotion. Ça vous plairait ?
I thought about making "emotionnal cultural kits". It's merely an emotion associated with cultural things which fit with this emotion. Would you like it ?



Sur ce je vous dis à bientôt et portez vous bien !
See you soon and be well !

jeudi 2 juin 2016

Instant BD





Comic time



Bonjour à tous !

Il  se trouve que, grâce à mes vacances, j'ai lu plus en un mois que dans tout le reste de l'année scolaire. Et entre autres, j'ai lu... des BD. Alors je me suis dit que je n'allais pas louper une occasion de vous faire découvrir de bons artistes.

Hello everyone !

Thanks to my holidays, I could read more in one month than in the whole year. Along with other books, I have read comics. Thus I thought I wouldn't miss an opportunity to make you discover great artists.



Pour commencer, je souhaite vous présenter le travail de Riad Sattouf, en particulier avec l'Arabe du futur. Cette BD autobiographique lui a valu le Fauve d'Or du Festival d'Angoulême. Avec un trait très simple et des personnages très expressifs, l'auteur nous raconte avec beaucoup d'humour son enfance partagée entre la France, la Lybie et la Syrie.

To begin, I want to introduce to you the work of Riad Sattouf, particularly with the Arab of the future. With this autobiographic comic, he won a prize at the Angoulême festival. With a simple line and very expressive characters, the author tells us with a lot of humor his childhood between France, Lybia and Syria.





Cette BD a, à mes yeux, à peu près toutes les qualités qu'on peut demander d'une BD : Le style de dessin me plait beaucoup, il est à la fois original, peu chargé et très expressif ; c'est très drôle et agréable à lire, on passe un bon moment ; ça traite de sujets très intéressants, principalement le choc culturel, ça informe et on se couche moins bête.

In my opinion, this comic have all the qualities that can be found in a comic : I like the drawing style very much, it's original, simple and very expressive ; it's very fun and nice to read, we spend a good time ; it's talking about interesting topics, chiefly the cultural differences, and at the end of the day we feel smarter.


Vous y retrouverez : une mère au foyer bretonne qui ne parle pas un mot d'arabe, un père docteur en histoire syrien adepte du panarabisme, la Lybie de Kadhafi et la Syrie d'Hafez Al-Assad, et bien sûr les inquiétudes, les amitiés, les histoires de famille, l'incompréhension, la joie et l'innocence de l'adorable petit Riad qui nous raconte tout ça de son point de vue d'enfant.

You'll find : a breton housewive who can't speak a word of arab, a syrian father who is doctor in History and who likes panarabism, the Lybia of Kadhafi and the Syria of Hafez Al-Assad, and of course the worries, the friendships, the family stories, the lack of understanding and the innocence of the lovely little Riad who's telling us all of that with his child point of view.


Je recommande cette BD à tout le monde, sans exception aucune. C'est vraiment adapté au grand public, aux jeunes comme aux plus vieux, à ceux qui s'intéressent à la situation au Moyen-Orient tout comme à ceux qui ont juste envie de passer du bon temps en lisant une bonne BD, à mon avis.

I recommend this comic to everybody without exception. It's truly adapted to everybody, to the youngs as the olds, to those who are interested in the situation in the Middle-East as those who just want to spend a nice time with a good comic, in my opinion.


J'ai aussi lu de Riad Sattouf son album Les carnets d'Esther, qui narre la vie d'une parisienne de 10 ans qui rêve d'avoir un Iphone, d'être une chanteuse belle (c'est à dire souple et blonde) donc riche et célèbre, et qui considère que son frère et tous les garçons sont cons (sauf son papa adoré). Une enfance si bien restituée qu'on croirait presque que l'auteur a lui même dix ans. Un livre très distrayant et rafraîchissant, dressant le portrait d'un archétype d'une enfance française.

I have also read Esther's notebooks, which tells the life of a 10 years old parisian girl who wish she had an Iphone, she was a beautiful (that means blond and flexible) singer so she would also be rich and famous, and who thinks that her brother and every boy is dumb (except her father). A chlidhood so well told that we could think that the author is himself 10 years old. A very entertaining and refreshing book, drawing the portrait of a french childhood's archetype.






Pour la deuxième BD que je souhaite vous présenter, on reste dans le Moyen-Orient des années 80 mais cette fois-ci on voyage jusqu'en Iran. Je parle bien sûr de Persepolis de Marjane Strapi.

The story of second comic that I want to share also take place in the 80's in the Middle-East, but now we travel to Iran. I'm obviously talking about Persepolis by Marjane Satrapi.

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C'est le même style de BD que celle de Riad Sattouf, dans le sens où c'est également autobiographique, qu'on y voit aussi un choc culturel Europe/Moyen-Orient, que c'est également le point de vue d'une enfant et que le trait est assez simple. Néanmoins, le ton est très différent car Marjane a un caractère bien différent de Riad : c'est une fille intelligente qui lit et se cultive beaucoup, avec un fort tempérament qui la pousse à s'engager dès son plus jeune âge.

There are a lot of similarities with Riad Sattouf's comic because it's also autobiographic, it also shows cultural differences between Europe and the Middle-East, it's also a child point of view and the line is also simple without colors. However, the tone is very different because Marjane has a very different personnality from Riad's : she's a smart girl who reads a lot, and she has strong political and religious ideas since she was very young.


Persepolis raconte donc l'histoire de Marjane qui, à 10 ans, vit la révolution qui renverse le chah puis instaure un régime islamique. Les règles religieuses deviennent lois et la liberté se retrouve réduite en miettes. Nombreux sont les prisonniers politiques, les exécutés, les exilés. Puis c'est la guerre, contre l'Irak, les bombardements, la folie meurtrière, l'embrigadement de jeunes... Marjane, seule, fuit la guerre vers l'Autriche où, seule, elle vivra 4 ans et plongera dans la drogue avant de revenir en Iran. Là, elle commence des études d'arts, elle se marie, mais malgré la fin de la guerre, elle ne peut toujours pas être une femme libre.

Persepolis tells the story of Marjane, a 10-year-old girl who live during the revolution against the chah followed by the establishment of an islamic government. The religious rules turn into laws and freedom is dying. There's a lot of political prisoners, victims of the capital sentence and people are leaving the country. Then begin the war against Irak, bombings, death. Children become soldiers... Marjane, alone, fly away from the war to Austria where she'll live during 4 years and will take drugs. Finally she commes back to Iran. There she begin art studies, she gets married, but despite the end of the war, she still can't be a free woman.


Cette bande-dessinée est culte et ce n'est pas pour rien. Elle est pleine de sensibilité, de tristesse, de révolte. Les faits ne sont pas décrits objectivement, mais vécus par Marjane et ses opinions qu'elle défend coûte que coûte. Ça parle aussi du sentiment de solitude et de ne pas se sentir à sa place : en Autriche, elle est la prude, l'étrangère, incomprise, sans attache ni repère. Quand elle revient en Iran, elle est l'occident détesté, une pute qui a donné son corps à plusieurs hommes hors mariages, toujours aussi incomprise. Et la morale de la BD est : la solution réside dans l'éducation.

This comic is very famous and it deserves it. It's emotive, sad, full of rebellion. The facts are not objectively described but showed with the eyes of Marjane who never renounce to her opinions. It also talks about loneliness and the feeling of belonging to nowhere, nothing. When she's in Austria, she's prude, she's a stranger, she's misunderstood, she's lost. When she comes back to Iran, she's the hated West, she's a whore because she had sex with several men without being married, and she's still misunderstood. And the lesson of the comic is : the solution is education.


Je recommande également cette BD à tous, bien qu'elle ait un ton plus adulte, plus sombre, plus sensible que la précédente. Et si le coeur vous en dit vous pouvez aussi regarder son adaptation en film d'animation (que je n'ai pas encore vue, mais ça ne saurait tarder).

I also recommend this comic to everybody, although she has a more adult, dark and emotive tone. And if you want you can also watch the movie adapted from the book !



Je tenais à présenter ces deux bande-dessinées en même temps, car on peut aisément effectuer le parallèle : les deux auteurs ont presque le même âge et il se trouve qu'ils ont aussi le même âge que mes parents. Il est donc assez amusant de comparer ces parcours très différent, selon où et de qui on est nés... De plus, il est assez facile et amusant de faire des liens : par exemple le père de Riad, sunnite, éprouve plutôt de l'antipathie pour l'Iran et les chiites, alors qu'en Iran c'est le contraire, les arabes et l'occident représentent l'ennemi.

I wanted to introduce these two comics together because it's easy to compare : the two authors and my parents have more or less the same age, so it's interesting to compare these very different lives, which change a lot according to where we live... Futhermore it's easy and interesting to make links : for example, Riad's father, who is sunnite, don't like chiites and Iran, whereas in Iran it's the contrary, the arabs and the West represents the ennemy.






Sur ce, cet article est bien assez long, donc je vous dis à bientôt car j'ai d'autres artistes à vous présenter, et portez-vous bien ! :)

This post is long enough, so see you soon because I want to introduce you other artists, and be well ! :)

lundi 27 juillet 2015

Minions !

Bonjour à tous !


Récemment j'ai eu l'occasion de voir le film d'animation Les Minions, ainsi que de lire la bande-dessinée du même nom : ce post sera donc dédié à les présenter et donner mon avis dessus.
Et puis en deuxième partie, une jolie découverte qui n'a rien à voir.



Je vais commencer par le film Les Minions réalisé par Pierre Coffin !



Si vous connaissez la saga Moi, Moche et Méchant, vous connaissez déjà ces petites créatures jaunes, stupides et rigolotes.
Ce film leur est donc entièrement dédié, comme on peut le voir simplement dans la bande-annonce, retraçant leur histoire et se focalisant sur la destinée de Kevin accompagné de Bob et Stuart qui cherchent un "big boss", autrement dit un nouveau méchant patron, qu'ils trouveront en la personne de Scarlett Overkill.
Bon, on ne va pas se le cacher : l'histoire, on s'en contrebalance, elle n'a aucune espèce d'intérêt. Là où ça devient intéressant, c'est la forme, l'humour, et tous les petits messages cachés dans ce film.

Ce film est présenté comme étant pour gamins. Les minions sont effectivement très enfantins donc cela leur correspond bien. Cependant, même un ado/adulte a de quoi se mettre sous la dent. Il faut bien sur aimer l'humour stupide, sinon on s'ennuie vite, pour ma part je trouve ça toujours drôle et mignon parce que je ris de tout.
Mais là où ça devient intéressant, c'est tous les détails qui ne feraient pas rire un enfant qui n'a pas assez de connaissances historiques et culturelles. On notera par exemple de jolies critiques des USA avec une ironique pancarte "Nixon, un président qui ne ment pas" quand les minions arrivent à New-York. On peut aussi se régaler de tous les petits clichés sur l'Angleterre (la mission des minions : voler la couronne de la Reine...) ou encore apprécier le reprise d'une célèbre pochette d'album des Beatles.
Je ne m'attarderai pas sur certaines critiques que j'ai pu lire soulignant que ce n'était pas un film pour enfant car il est trop immoral et comporte des insinuations sexuelles...

En dehors de cela... Je dois avouer que même si on passe un bon moment, ça détend et fait rire, ça ne vaut pas forcément le coup de payer pour aller le voir au cinéma. Rares seront les francs fous rires. Les personnages et l'histoire n'ont ni profondeur ni intérêt, donc même si c'était prévisible pour un film sur les minions, il ne vaut mieux pas s'attendre à une épopée.
Cependant, après ce film, vous ne verrez plus jamais une guitare de la même façon. Désormais cet instrument sera un SUPA MEGA UKELELE !






Passons à la bande-dessinée Les Minions, aux éditions Dupuis !
Elle est dessinée et écrite par Renaud Collin (aux dessins, donc) et Didier Ah-Koon (au storyboard, donc (c'est aussi lui qui a fait les storyboards et imaginé de nombreux gages de film !)). Ce dernier est également blogueur, je le suis depuis quelques temps et l'apprécie beaucoup. J'étais donc assez enthousiaste à l'idée de découvrir sa première bande-dessinée.

Et je n'ai pas été déçue ! C'est vraiment ce à quoi je m'attendais : un format 46 pages avec un gag par page, souvent centré sur une histoire de banane (rappelez-vous, la nourriture favorite des minions !) mais parfois aussi sur tout ce qui compose leur environnement, par exemple, les armes... Ce qui donne un bande-dessinée à l'image du film : de nombreuses pages vous feront rire jaune (et c'est le cas de le dire !) car derrière la situation comique on peut déceler une réelle critique du travail et de la société (à moins que je cherche trop loin...)

Des exemples ?

Encore une fois les minions pourront faire rire grands aussi bien que petits donc. Cet humour-critique se retrouve mélangé avec de l'humour tout inoffensif et totalement mignon.
Et en plus de ça... j'aime bien les dessins, et quand bien même c'est une BD humoristique plus qu'artistique, ça a son importance !



*               *               *



Maintenant on va passer à tout autre chose, une jolie découverte que j'avais envie de vous faire partager, même si ça n'a aucun rapport avec le reste de l'article !

Si vous me suivez, vous savez sans doute que je suis une fan inconditionnelle de l'oeuvre de Hayao Miyazaki et qu'il est à mes yeux le meilleure artiste qui existe sur terre.
Vous savez sans doute aussi que j'apprécie pas mal le style Art Nouveau, en particulier pour les affiches (pour les meubles c'est super joli aussi mais je dois avouer m'y connaître moins).

Eh bien figurez-vous que par pur hasard, je suis tombée hier sur des affiches qui réunissent les deux !



J'allais écrire tout un paragraphe, mais en fait non. C'est juste beau. Magnifique. J'ai rarement vu des affiches Art Nouveau aussi belles, et des fanarts de Ghibli aussi beaux. Voire jamais.
Je les ai mises par ordre de préférence (en commençant par celle que j'aime le plus). Étrangement, j'aime un peu moins celle du Château dans le ciel, alors qu'il s'agit de mon Ghibli préféré.
Elles sont faites par un dessinateur japonais, Marlboro, il en a d'ailleurs fait d'autres, pour Mon voisin Totoro et Le voyage de Chihiro notamment !



*               *               *



Et vous, vous avez vu/lu Les minions ? Ça vous plait, vous fait rire, vous ennuie ?
Que pensez vous des affiches ?

vendredi 17 juillet 2015

Le bleu est une couleur chaude

Bonjour,



(Attention article long)

Aujourd'hui je reviens pour vous présenter une bande-dessinée que je voulais lire depuis très longtemps et que j'ai beaucoup attendu. Et hier, enfin, l'oeuvre entre les mains et les yeux brillants, j'ai tourné la première page, puis toutes les autres jusque la dernière, oscillant entre sourire et larme.


Je veux parler de Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh, aux éditions Glénat.





Résumé :

Ça commence par la fin. Clémentine est morte. Elle a demandé à ce que ses journaux intimes soient donnés à Emma. Et son histoire se déroule devant nos yeux.
Clémentine était une adolescente normale : elle va en cours, sort avec ses amis, se fait draguer par un garçon. Sauf que voilà, elle finit par sortir avec ce garçon, mais ce garçon ne lui fait rien. Elle est incapable d'oublier cette fille aux cheveux bleus qu'elle a croisé sur la place, qu'elle a regardée longuement, ébahie, qu'elle désire.
Plus tard, elle lui parle enfin, à cette fille aux cheveux bleus, Emma. Une amitié forte, teintée de désir, évoluant en amour, s'ensuit. En effet, Clem a rencontré Emma dans un gay bar, et celle-ci est lesbienne, elle a une petite amie... Sauf que Clem, qui ne veut pas s'avouer être amoureuse d'Emma, l'est pourtant. Et Emma l'aime aussi.
Après une longue relation ambiguë et quelques disputes, elles sont enfin en couple. Mais malheureusement, c'est trop beau pour que tout continue comme au paradis.


(Dur de faire un bon résumé mais qu'il soit assez vague pour qu'il n'y ait pas trop de spoil. Heureusement que ça n'est pas un livre à suspense...)



Mon avis :

Ce. Livre. Est. Si. BEAU.
Mon premier critère, quand je choisis de lire une BD, c'est évidemment la couverture. D'habitude, les couvertures de bande-dessinée sont extrêmement soignées et donc magnifiques et on a trop trop trop envie de lire le bouquin qu'on a entre les mains. Et puis on ouvre ledit bouquin, et là, désillusion : les dessins à l'intérieur ne ressemble absolument pas à celui sur la couverture. Ça a le don de m'agacer considérablement, et ça peut même me faire abandonner toute lecture de la BD en question. C'est même généralement le cas.

Et là, ô miracle. J'étais à la gare Saint Pancras à Londres, j'attendais le train qui devait me ramener en France, et j'accompagnais une fille quelque part (où ? C'est un mystère) pour patienter, le problème est que nous sommes passées devant une librairie, du coup, j'ai pilé, j'ai bavé, j'ai trépigné, et j'ai traîné la fille à l'intérieur avec moi.

(Pardon, je suis d'humeur talkative aujourd'hui.)

Après quelques errances dans le rayon des romans (dont je comprenais à peu près la moitié selon la difficulté de la langue), je me dirige vite vers le rayon BD, donc. Je prends ce qui vient, et c'est bleu, ce qui vient. Je regarde le titre et la couverture, j'ai déjà envie de lire. J'ouvre le livre et là, ô miracle. Les dessins à l'intérieur sont aussi beaux sinon plus que celui sur la couverture.

Voilà, c'est dit. Même si vous vous tamponnez l'orteil droit du récit en lui même ou même que vous êtes homophobes, vous pouvez quand même lire Le bleu est une couleur chaude, parce que les dessins sont sublimes.

Un aperçu :

La rencontre, donc.

Comme vous pouvez le voir, il y a aussi un réel travail sur les couleurs. En effet, pour tout ce qui est raconté au travers de journaux de Clem, tout est en noir et blanc sauf...le bleu, qui détonne. Dans le "présent" (ou alors, les souvenirs récents d'Emma), tout est en couleurs, mais des couleurs assez ternes tout de même, ça ne tranche pas trop avec le N&B des autres planches.


Au delà des dessins, j'ai trouvé ce livre très, très beau et très, très poétique. C'est une histoire d'amour, douce, tendre, passionnée, avec des personnages attachants. Et c'est beau mon dieu c'est beau. L'émotion est palpable à chaque page. La poésie est omniprésente. Les choix graphiques y sont grandement pour quelque chose, mais... il y a quelque chose en plus, dans les textes, ou la narration, ou que sais-je.

Peut être que vous aviez entendu parler de cette BD grâce au film La vie d'Adèle, aussi. Je n'ai pas vu ce film, mais j'ai entendu qu'il contenait des scènes de sexe assez pornographiques et écoeurantes. J'avais donc peur d'en retrouver dans le livre, que la bibliothécaire ne voulait au départ pas me prêter car j'avais moins de 18 ans.
Et pas du tout.
Il y a des scènes érotiques.
Mais pas pornographiques.
Quand ces deux filles font l'amour, tout est très doux, rien n'est forcé, la joie et l'amour transpire de leur peau et des pages du livre, rien n'est vulgaire, tout est très beau. Alors, oui, il ne faut pas être prude et ne pas avoir peur de voir deux filles nues qui se caressent, et ne pas être trop jeune non plus, et être prévenu.
Mais ça. N'est. Pas. Du tout. Choquant. Vraiment. Promis. Juré.

Concernant la façon dont est traité de thème de l'homosexualité... Là aussi, beaucoup de finesse. Pas de jugement. On voit la réalité de ce que ça peut être : parfois on se sent honteux, à cause des autres, et ça peut même faire très mal, et parfois on réalise que c'est "normal" et c'est "juste" de l'amour. Et justement, ce n'est pas un livre qui sonne "militant". Ça apparaît comme une histoire d'amour tendre et émouvante, mais de la même manière que si ça avait été un homme et une femme. Ce livre parle évidemment tout de même beaucoup des droits des homosexuels, du coup, mais l'accent n'est pas mis dessus outre mesure et ne fait pas passer l'amour au second plan. Et ça, j'ai aimé.

Oh, et dernier point : ce n'est pas un format classique mais une BD assez longue (122 pages)(même si ça se lit assez vite).




Bon. Si je devais résumer. Le positif (+) et le négatif (-)

+ Les dessins exceptionnels.
+ La poésie et la tendresse.
+ L'originalité.
+ La beauté de tout le livre : dessin, narration, histoire... tout.
- Absolument rien.

OK, ce résumé est aussi fouilli que le reste. Alors en un mot (3 en fait) :
LISEZ CE LIVRE.


Bon, et puisque ça fait longtemps que je n'a rien montré ici, je poste quand même le dessin que j'ai fait tout de suite après avoir lu cette BD.



Aujourd'hui on n'est pas le 17 mai mais le 17 juillet. Ça me fait pile deux mois de retard pour marquer le jour dédié à la lutte contre l'homophobie... Désespérant non ? (En réalité c'est juste une coïncidence mais chut)
Ça fait très brouillon, ç'a été fait rapidement, comme à peu tout ce que je fais en ce moment. Je ne finis rien, je gribouille, donc je ne montre rien. Voilà.






Pour conclure.

J'ai relu La fille du papillon, que j'avais présenté ici. J'ai à nouveau adoré ce que j'avais déjà adoré à la première lecture (c'est à dire : la poésie et l'amour... Hum, je me répète ?), mais je nuance quand même mon opinion.
En effet, des détails m'ont gêné : Solveig (personnage principal) se sent "grosse et moche" quand elle se sent mal (et, voilà, j'ai du mal avec ces deux mots associés) et la première chose à laquelle elle pense quand elle sait qu'elle va voir son amoureux et qu'ils vont peut être faire l'amour, c'est... s'épiler. Là aussi, j'ai du mal. En plus de ça, elle a un côté pourri-gâté-je-souffre-mais-c'est-toujours-la-faute-des-autres-donc-je-me-plains-de-manière-incessante-et-répétitive qui m'a beaucoup agacée.
Alors, OK, ça représente peut-être une certaine réalité (oui, c'est mal d'associer "grosse" et "moche" et c'est nul de se lamenter sur son sort mais beaucoup le font), mais même : agaçant.









Et pour conclure vraiment, une vidéo très très très belle :


jeudi 16 avril 2015

Tag lecture

Bonjour !



Non, aujourd'hui, toujours pas de dessin, je commence à en avoir tellement en stock que j'ai la flemme immense de les scanner retoucher, et puis zut, je n'ai décidément pas le temps.


Donc à la place, un tag lecture, pour prouver que je ne suis pas morte, parce que c'est rapide et ça détend, et parce que j'ai un regain d'envie de littérature et de poésie.
Merci à Betta Splendens de m'avoir fait découvrir ce tag, du coup.





1) A quel livre dois-tu ton premier souvenir de lecture ?
 
 
Très bonne question. Je n'ai pas de souvenir précis, à vrai dire. Je lis trop et depuis trop longtemps et ma mémoire me fait défaut. Mais cette question m'a fait penser à une imagerie de la préhistoire que j'adorais quand j'étais toute petite, je l'ai ressortie récemment, parce que les illustrations sont sublimes. Je veux dire, c'est à la fois joli (pour plaire aux enfants) et pas stupide (pour que ça ait une certaine cohérence scientifique). Et dedans, j'ai appris des mots tels que "paléontologie", j'aimais bien, à 8 ans. 7 ans. 9 ans. Je ne sais plus.



2) Quel est le chef-d'oeuvre officiel qui te gonfle ?
 
 
J'allais dire quelque chose de Zola, parce que ça ne me fait pas du tout envie, mais je n'ai jamais réussi à m'accrocher assez pour lire du Zola.
Alors je vais dire Guerre et Paix de Tolstoï, parce que je n'ai vraiment pas réussi à trouver l'intérêt dans cet oeuvre. Je réessayerai plus tard, et c'est très probable que j'adorerai.
 
 

3) Quel classique absolu n'as-tu jamais lu ?
 
 
Il y en a beaucoup à vrai dire... Mettons 1984 de Orwell. Je veux le lire.
 
 
 
4) Quel est le livre, unanimement jugé mauvais, que tu as honte d'aimer ?
 
 
Twilight, de Stephenie Meyer, sans aucune hésitation.
 
 
 
5) Quel est le livre que tu as le sentiment d'être seule à aimer ?
 
 
Madame Bovary, de Flaubert. Je sais que beaucoup l'aiment, mais tous mes amis le trouvent chiant à mourir. Pourtant, tellement de style, c'est génial.
 
 
 
6) Quel livre ferais-tu lire à ton pire ennemi pour le torturer ?
 
 
Ça dépend qui est mon pire ennemi. Mais si il est aussi sensible que moi, alors Le Fléau de Stephen King, parce que ce bouquin m'a flanqué des cauchemars terrible. Néanmoins il est excellentissime : lisez le.
 
 
 
7 ) Quel livre aimerais-tu faire découvrir au monde entier ?
 
 
Je n'arrive pas à trouver de réponse qui me satisfasse à cette question. Alors par défaut, je vais dire Le Livre Du Voyage de Bernard Werber, d'une part parce que j'avais envie de caser cet auteur dans ce tag, d'autre part parce que c'est un livre qui s'adresse directement au lecteur dont la faculté d'imgination est grandement sollicitée : le lecteur crée son histoire, avec ce livre, en quelque sorte.
 
 
 
8) Quel livre pourrais-tu lire et relire ?
 
 
Lou, de Julien Neel.
En fait, Lou est à la BD ce que l'oeuvre de Miyazaki est à l'animation, pour moi. C'est l'oeuvre qui est toujours là pour moi, peu importe mon humeur, et c'est BEAU.
 
 
 
9) Quel livre faut-il lire pour découvrir un aspect de ta personnalité ?
 
 
Into The Wild, de Jon Krakauer.
 
 
 
10) Quel livre t'as fait verser tes plus grosses larmes ?
 
 
Ça.
Je me souviens être restée écroulée en sanglot devant un livre. Mais lequel ?...
Il m'arrive de pleurer à la fin d'un livre aussi, quand je suis triste que ça finisse.
Ou n'importe quand.



11) Quel livre t'as procuré ta plus forte émotion érotique ?
 
 
Le dictionnaire.
Non, je déconne.
À vrai dire, je n'ai pas envie de partager ma réponse à cette question.
 
 
 
12) Quel livre emporterais-tu sur une île déserte ?
 
 
Un manuel de survie.
 
 
 
13) De quel livre attends-tu la parution avec importance ?
 
 
Le prochain tome de Freaks Squeele de Florent Maudoux !
 
 
 
14) Quel est selon toi le film adapté d'un livre le plus réussi ?
 
 
Hm. Harry Potter. Quoi que, les Hunger Games sont géniaux aussi.





Libre à vous de faire à votre tour ce tag si ça vous inspire et que vous êtes féru de lecture ! Et n'hésitez pas à laisser votre curiosité vous guider en lisant certains des livres dont j'ai parlé. ;)



PS : J'avais envie de caser Boris Vian quelque part parce que j'ai envie d'en lire. Donc voilà : BORIS VIAN

jeudi 18 décembre 2014

Finalement, je me demande si le vrai mouvement du monde, ce n'est pas le chant.

     À chaque fois, c'est un miracle. Tous ces gens, tous ces soucis, toutes ces haines et tous ces désirs, tous ce désarrois, toute cette année de collège avec ses vulgarités, ses événements mineurs et majeurs, ses profs, ses élèves bigarrés, toute cette vie dans laquelle nous nous traînons, faite de cris et de larmes, de rires, de luttes, de ruptures, d'espoirs déçus et de chances inespérées : tout disparaît soudain quand les choristes se mettent à chanter. Le cours de la vie se noie dans le chant, il y a tout d'un coup une impression de fraternité, de solidarité profonde, d'amour même, e ça dilue la laideur du quotidien dans une communion parfaite. Même les visages des chanteurs sont transfigurés ; je ne vois plu Achille Grand-Fernet (qui a une très belle vois de ténor), ni Déborah Lemeur ni Ségolène Rachet ni Charles Saint-Sauveur. Je vois des êtres humains qui se donnent dans le chant.
     À chaque fois, c'est pareil, j'ai envie de pleurer, j'ai la gorge toute serrée et je fais mon possible pour me maîtriser mais, des fois, c'est à la limite : je peux à peine me retenir de sangloter. Alors quand il y a un canon, je regarde par erre parce que c'est trop d'émotions à la fois : c'est trop beau, trop solidaire, trop merveilleusement communiant. Je ne sus plus moi-même, je suis une part d'un tout sublime auquel les autres appartiennent aussi et je me demande toujours à ce moment-là pourquoi ce n'est pas la règle du quotidien au lieu d'être un moment exceptionnel de chorale.
     Lorsque la chorale s'arrête, tout le monde acclame, le visage illuminé, les choristes rayonnants. C'est tellement beau.

     Finalement, je me demande si le vrai mouvement du monde, ce n'est pas le chant.
 Muriel Barbery dans L'élégance du hérisson


~          ~          ~


Depuis un peu plus de deux ans, je chante en choeur, quatre heures par semaine, au lycée.
Alors je n'ai pas résisté à l'envie de partager cette citation.

 D'une part, parce que ce livre est absolument génial. C'est une ode à l'Art, à la vie, aux sentiments, au Beau, à la langue. C'est philosophique. Et c'est un des livres les plus touchant que je n'ai jamais lu. Promis, je vous fait un article dessus dès que j'ai fini de le lire.

D'autre part, parce que je trouve cette citation Belle et Vraie. (Platon ajouterait : Bien.)


Alors après le point de vue de l'auditeur, je vous propose celui du chanteur.


Quand je chante, je ne suis plus moi-même. J'endosse le costume charismatique et si assuré du chanteur, je met un masque vocal qui me protège envers et contre tout, j'adopte la posture de combattant que nécessite le chant. Je ne suis plus une lycéenne trop compliquée. Je me glisse dans la peau d'un esclave, d'un pèlerin, d'un prisonnier, d'un amoureux, d'un musicien.

Quand je chante, toute timidité s'envole alors. Les autres ne me regardent pas et ne m'écoutent pas, il ne peuvent percevoir que le rôle que leur montre et par lequel je m'exprime pleinement. Détachée de cet absurde langue que je n'ai jamais su manier, et de ces relations humaines classiques que je n'ai jamais su gérer, au travers de l'Art, je me libère et devient entière. Et cela affecte ma vie entière et m'aide à me détacher de ma timidité et gagner du terrain sur ce combat quotidien.

Quand je chante, mes soucis s'envolent. Après huit heures de cours, psychologiquement éreintantes, j'évacue toutes les toxines, toute la négativité en moi. Toutes les tensions s'envolent. Je vide mon cerveau, j'épuise mon corps. Je me ressource.

Quand je chante, je ne fais plus qu'un avec ce Tout que sont le choeur surtout mais aussi les musiciens, le chef d'orchestre, le compositeur, le public. Je vibre en harmonie avec des dizaines d'autres corps et âmes, et c'est magique. Je pousse la porte d'un royaume où on n'est jamais seul.



Je crois sincèrement que la musique est l'amie la plus fidèle qui puisse exister. Elle possède ce pouvoir merveilleux de l'expression, de la communication, de l'émotion. D'autant plus le chant, pour son côté humain : nous ne jouons pas d'un instrument mais sommes l'instrument.

Comment être malheureux en chantant ?...



vendredi 24 octobre 2014

Tim Guénard : Plus Fort que la Haine

Bonjour à tous,


Depuis le début de l'année, j'ai commencé cette merveilleuse matière qu'est la philosophie et dont je ne me lasse pas malgré mes 8h/semaines. Toujours est il que notre prof, en bonne philosophe, a tendance à BEAUCOUP digresser et à nous citer plein plein d'œuvres et d'exemples.

Tim Guénard et son autobiographie sont venus se glisser dans notre cours, je l'ai lue, et c'est ainsi que ça se retrouve aussi sur le blog.



Résumé :

Tim a eu une vie tout bonnement incroyable, autant du côté négatif que positif. Pas de bol pour lui, il a mal commencé dans l'existence. Abandonné à 3 ans par sa mère, puis retiré à son père à 5 ans parce que celui-ci le battait, il se retrouve 2 ans à l'hôpital pour guérir des blessures infligées par son père. Il va ensuite passer par l'asile, puis chez une femme tout bonnement exécrable. Il profitera de quelques mois d'amour et de bonheur auprès d'une nouvelle famille d'accueil, avant de commettre une imprudence d'enfant et d'enflammer la grange...il est alors emmené en maison de correction, où ce n'est que chez les plus durs à cuirs qu'il est accepté. Comme eux, il fugue.
Contrairement à eux, il ne se fait pas rattraper avant longtemps.
Il passe alors quelques années à Paris, à dormir dans un garage à vélo, souvent seul, avec quelques amis qu'il perd les uns après les autres. Il gagne de l'argent en travaillant dans une épicerie, en "tenant compagnie" à des femmes d'âge mûr et en braquant des prostituées.
Après s'être fait attraper par les flics et un très court retour en maison de correction, il rencontre une juge extraordinaire qui va lui donner sa chance et lui obtenir un stage de sculpteur de pierre. C'est aussi à ce moment qu'il commence la boxe, manière de canaliser sa violence et d'attirer l'attention et l'affection. Il est doué et devient vite champion. Il est chef d'une très grande bande. Mais un de ses amis, très croyant, l'intrigue. Il va lui faire rencontrer les handicapés du foyer de l'Arche.
Cette rencontre va totalement changer Tim. Il va découvrir l'amour, celui de tous ces handicapés, des animateurs, et l'amour infini de Dieu. Il va ensuite rencontrer un prêtre, le père Thomas Philippe, qui lui offre le pardon de Jésus à chacune de ses visites, et qui va lui aussi le bouleverser. Il va devenir un de ses plus grands amis.
Tim va ensuite passer un an et demi à s'occuper d'handicapés dans un autre foyer en Belgique, puis voyagera énormément, au Canada, la terre de ses ancêtres (il est d'origine iroquoise par son père), et dans toute l'Europe, ou il rencontre d'ailleurs mère Teresa par un total hasard et sans même savoir de qui il s'agit. Il est fervent croyant en Dieu et a plus d'amis et d'amour qu'il ne l'aurait jamais espéré... Il s'auto surnomme le globetrotter de la différence.
À son retour en France, il rencontre Martine, issue d'un milieux très différent de lui, un peu "BCBG" comme on dit. Ils tombent amoureux l'un de l'autre, se marient, et partent habiter à Lourdes... ils accueillent dans leur maison ceux qui en ont besoin (des "envoyés de Dieu"). Tim est apiculteur, et alors qu'il a voulu le tuer presque toute sa vie, il a enfin réussi à pardonner à son père.
Il passe dans les écoles et ailleurs pour faire des conférences, pour partager sont témoignage.



J'ai...ADORÉ. Ce livre. Il est très court, tout va très vite, Tim ne s'encombre pas d'un style pseudo littéraire plein de descriptions qui rallongent chaque seconde. Il va droit au but. Mais il sait parler de sentiments, d'émotions, de vécus mieux que beaucoup d'auteurs reconnus.
Je n'ai pas lu ce livre parce que les histoires de vécus difficiles me fascinent morbidement.
J'ai lu son livre parce que ça finit bien, et que ça porte un message d'amour infini.
Je trouve cet homme follement admirable.

Et comment dire...je perd mes mots, je ne sais même plus comment en parler (oui, c'est minable de dire ça sur un blog, je sais, mais c'est véridique). Juste allez le lire. Surtout si le thème du pardon vous intéresse. Son concept du pardon, ce n'est pas "je te pardonne, on passe l'éponge". Ça, ça n'a aucun sens. Selon lui, le pardon, c'est aimer quelqu'un tellement fort que tout ce qu'il a pu nous faire de mal parait totalement insignifiant comparé à l'amour qu'on lui porte.
Ce livre est un véritable doigt d'honneur à ceux qui disent qu'on ne peut pas s'en sortir quand on part mal. (Un peu comme l'histoire de Laurent Gay.)

Encore une fois, ouiii, ça parle de religion...mais vous n'êtes absolument pas obligés d'être croyants pour lire son autobiographie. D'une part parce qu'au départ, Tim non plus n'était pas croyant. Et d'autre part parce que j'estime que le message en lui même (l'amour et le pardon) est plus important que la manière dont on veut le faire passer (la religion).

Il est peut être inutile de faire un article sur un livre si on n'arrive même pas à en parler correctement, mais...je tenais à le partager, parce qu'il m'a vraiment marquée.
Bref. Lisez le.


Sur ce, bonne journée à vous tous :D

dimanche 17 novembre 2013

Drogues Dures

Bonjours à tous.


Pour changer, quelque chose que je n'avais pas fait depuis plusieurs mois déjà : un article lecture. Sur le roman Junk de Melvin Burgess. Un vrai coup de cœur. (À propos de coup de cœur, j'ai un article sur Stephen King en attente depuis des lustres...)


Résumé :

David, surnommé Nico, se fait battre par son père, et fait ce qu'il peut pour défendre sa mère. Ils sont tous deux alcooliques. N'y tenant plus, il opte pour la dernière et seule solution envisageable : la fugue. Il fuit donc la petite ville de Minely, près de la mer, et se rend à Bristol.
Gemma, quant à elle, est privée de tout : son père la flique dans ses moindres aller et venue. En dehors du temps de l'école, elle est "confinée" chez elle. Ses parents s'inquiètent de ses fréquentations qu'ils jugent mauvaises, comme Nico...la jeune fille rejoint donc celui-ci.
Là, ils vont vivre dans un squat avec des punks anarchistes très, trop gentils : Vonny et son copain, Richard. Nico adore ça, Gemma, elle, s'ennuie, veut partir, elle ne s'attendait pas à ça. C'est lors de leur "pendaison de crémaillère" pour le squat qu'ils déménagent avec Lily, une fille si sûre d'elle et différent, magique, et son copain Rob.
Seul problème : ceux-ci, malgré leur extrême sympathie, sont héroïnomanes. Gemma et Nico le deviennent à leur tour. Au début, ils croient être plsu fort que la drogue, pouvoir arrêter quand ils veulent, mais ils déchanteront bien vite...allant jusqu'à se prostituer ou traverser la moitié du pays en stop pour avoir sa dose.
Lorsque Lily tombe enceinte, ils décident de tous arrêter, ensemble, d'un coup. Bien entendu, ils échouent. Nico, s'étant fait choper par la police, va en centre de désintox, mais ne reste pas clean plus d'un mois. Ils sont tous dépendants. La plus forte de tous est Gemma qui, quand elle tombe enceinte de Nico, est la seule à réussir à se sevrer seule.
À la fin, les deux jeunes parents renouent plus ou moins avec leur parent, sans énorme succès. Et ils se séparent, aussi.

By Mrs-durden

Mon avis :

Un mauvais début, de mauvaises péripéties, une mauvaise fin. Un récit absolument génial. Je dois vous avouer que j'ai toujours eu une opinion très arrêtée sur la drogue, et il me semble ressortir de cette lecture un peu plus ouverte sur le sujet. Ce que j'ai apprécié dans ce livre, c'est qu'il ne s'agit pas ici d'un discours moralisateur comme on peut tant en lire ailleurs. Pas de pincettes prises pour parler de la dure réalité de la drogue. Ici, le récit est tout au long à la première personne, même si il est sous le point de vue de personnages différents à chaque chapitres. Ce qui rend le récit plus vivant et plus "personnel" (même s'il ne s'agit pas d'une histoire vraie, enfin, je ne crois pas). Une sorte de témoignage, ce qui rend leur histoire plus...plus vraie, plus crédible, meilleure, enfin je ne sais pas comment expliquer. Toujours est il que j'ai trouvé ça mieux que si c'était l'histoire d'une maman moralisatrice qui observe son fils devenir dépendant. L'histoire est triste, mais je l'ai tellement aimé que je lui pardonne ça.
Et en bonus rien que pour moi : l'histoire se passe en Angleterre, et le personnage principal s'appelle David. (C'est pas du tout comme si j'idolâtrais ce prénom au point de le préférer à tous ceux existant sur cette planète, non.) (Le pire, c'est que je ne sais même pas pourquoi je fais une fixette dessus.)



Pour conclure, je ne peux que vous conseiller de le lire. C'est un livre jeunesse, mais peut être qu'il est très intéressant même arrivé adulte (j'en sais rien hein). (Mais par contre, pas pour les enfants. x_x) Ce livre est juste...trop génial. Je crois qu'il y a un film, il faudra que je me renseigne.

Vous avez déjà lu ce roman ? Ou une histoire du même genre ?

lundi 6 mai 2013

Sous le vent de la liberté

Je dois dire que, j'ai beau être une fille lambda, je suis tout de même pas mal bizarre sous certains point. Prenons le point lecture, puisque c'est le sujet, là.
Beaucoup d'adolescent n'aime pas lire. Preuve? Un sondage qu'avait fait ma prof de français, ou j'avais outrageusement découvert que les seuls à préférer la lecture à la télévision, c'était moi et mon meilleur ami.
Au delà de ça, la plupart de ceux qui aiment lire à mon âge lisent des grandes sagas connues, genre Hunger Games, et pas mal de fantasy ou de science-fiction.
Alors oui, je lis ces livres aussi. Mais là où je suis une alien, c'est par rapport à mon style préféré de livre. Qui est le...roman historique. (NYAAAH <3)


Alors ça tombe bien, puisque ce post est dédié à une saga que j'ai lue il y a peu: Sous le vent de la Liberté, de Christian Léourier. Il s'agit donc d'une trilogie se passant à la fin du XVIIIe siècle, siècle des Lumières. 

Résumé: Jean de Kervadec est le fils d'un aristocrate breton conquis aux idées de Voltaire, Rousseau et compagnie, et complètement fauché de surcroit. Lorsque celui-ci meurt, Jean ne peut hériter du manoir car il ne peut revenir qu'à son frère aîné, Yves, parti en Amérique. Son oncle et un voisin bourgeois passent alors un marché, qui retirent le domaine à la famille Kervadec...Jean, fou de rage, décide de fuguer de chez son oncle pour récupérer ses biens en allant chercher son frère Yves par delà l'océan (d'où le titre du premier tome: Lumière d'Amérique). Après s'être fait engager dans un navire allant combattre les Anglais sur le Nouveau Continent et avoir déserté, remonté la rivière Susquehanna en compagnie d'un autre déserteur (anglais, celui-ci) et traqué un ours géant avec un trappeur de Nouvelle-France, il se fait capturer par les Iroquois. Se faisant adopter par une mère amérindienne, il vit trois ans là-bas, où il apprend à combattre et fait d'importantes rencontre (par exemple: le marquis de La Fayette!). Mais n'ayant toujours pas trouvé son frère, il rentre en Bretagne. (et c'est à peu près là que commence le deuxième tome, Chasseurs et Proies.)

Mais là, horreur et putréfaction! Il retrouve bel et bien Yves, mais celui-ci s'est marié à Maria, fille du bourgeois ayant racheté sa demeure, et avant tout la femme qu'il aime éperdument. Comme si cela ne suffisait pas, Jean découvre également que son frère n'est pas le gentilhomme qu'il s'était imaginé mais au contraire un homme vil et avare. Tout autant en rage que la première fois, il prend de nouveau la mer pour fuir cet endroit où il n'est désormais plus le bienvenu. Engagé dans un négrier, son bâteau se fait aborder au large des côtes africaines par Le Danois, aussi appelé l'Homme Rouge, corsaire dans l'Océan indien et pirate à ses heures. Il devient un de ses hommes de main les plus appréciés et puissant, et son grand ami de surcroit. Ensemble, ils écument les mers. Grâce à un parfait hasard, Jean délivre un prince indien (indien d'Inde hein) et s'attire les faveurs du sultan Tippou Sahib, qui lui confie une mission qu'il ne pourra malheureusement pas mener à bien à cause de mutins. Il se sépare ensuite du Danois pour retrouver sa chère France (des bruits courent comme quoi une révolution se trame!) et son encore plus chère Maria.

Mais il découvre que celle-ci s'est embarquée pour aller rejoindre son félon de mari en Jamaïque, celui-ci possédant une plantation là-bas (et c'est là que commence le troisième et dernier tome: Les Temps Cruels). Il y voit la révolte des esclaves, le sang et l'horreur des affrontements entre colons et nègres, et se range même à leur côté (même si il était tout d'abord leur prisonnier il faut l'avouer). Puis il retrouve sa Maria et retourne sur son navire: destination: France (encore)! Ils passent une merveilleuse traversée...mais bien trop merveilleuse apparemment puisque Maria se sent coupable de tromper son mari qu'elle n'aime pourtant pas, et décide d'aller le retrouver à Paris (même si en réalité, c'est surtout pour retrouver sa fille). Même si, au final, tout est plus ou moins bien qui finit plus ou moins bien puisque Yves meurt. Pendant ce temps, la capitale est agitée par les mille remous de la Révolution, tout le monde voit des complots partout et la méfiance est omniprésente. Jean écrit des articles de presse pour essayer de faire valoir son point de vue, mais la censure est là. Il participe à des émeutes, mais finit par partir rejoindre enfin son équipage avec celle qu'il aime, devenue sa femme. Et il s'en va vers de nouvelles aventures, direction le Brésil. :)

Mon avis: Ce livre est juste génial, j'aime beaucoup cette époque de l'Histoire et il nous fait voyager un peu partout: l'Amérique du nord, les Antilles, l'Inde et la France...de plus l'aventure est omniprésente, et c'est également pour cela que j'ai eu bien du mal à résumer ce récit! On ne s'ennuie jamais. Au niveau du style d'écriture, je dirais qu'il n'a rien de bien spécial, ça se lit bien mais sans plus. Par contre, j'ai beaucoup aimé les personnages et en particulier le personnage principal (il est rare que j'aime un personnage principale pourtant) parce que ceux-ci font très humains, par rapport à beaucoup de personnages de fiction. En particulier le personnage principal: il a beau avoir beaucoup de qualité, devenir riche et fort et puissant, il a aussi de gros défauts, est parti de pas grand chose et est obligé constamment de se remettre en question. J'ai beaucoup aimé le Danois aussi: quoi de mieux qu'un beau corsaire mystérieux?

En bref, je vous conseille très très très très très (etc) vivement cette série, mais pas à tout le monde loin de là: seulement à ceux qui, comme moi, sont passionnés par l'Histoire, ou aiment voyager grâce à leur imaginaire. Je le recommande plus aux adolescents, aussi! xD En tout cas, de très bons livres, je suis enchantée malgré que j'ai mis un peu de temps à accrocher au début. Ah oui, et n'oublions pas que par dessus ça la couverture est magnifique.


Et vous, les romans historiques, ça vous branche? Lesquels préférez vous?

lundi 21 janvier 2013

Marc Levy

Voyez que mes articles sont publiés dans un ordre totalement aléatoire, et tout sauf équilibré et diversifié. Vous allez encore lire un pavé sur des romans, sans aucun dessin entre (mais ça va venir, ça va venir).
 
Deux romans de Marc Levy, en l'occurrence: Le Premier Jour et sa suite, La Première Nuit. J'ai lu le premier tome il y a environ un an (sans doute un peu moins!) et j'ai enfin pu combler ma soif de savoir en lisant le deuxième tout récemment.
 
https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj3J53Xh7IDCzuVSQZkvblEB3IgG1U6vqylw0ypxigGxw4-oXWGVbMUP1DXr0GPS_iRMV8WZyt_Oo_zzoPKy2IZZKEiAh3vvd9JujcCvM-wTMZekfRgBHeaJDEzEFpqPwv2eV9Zn-MrfIg9/s1600/le-premier-jour-marc-levy.jpgLe résumé: Il s'agit de l'histoire de Keira, une archéologue faisant des fouilles dans la vallée de l'Omo en Éthiopie et qui rêve de découvrir le plus vieux squelette humain, notre premier ancêtre, et d'Adrian, qui de son côté est un astrophysicien ayant toujours voulu percer les mystères de la création de l'univers. Ils se rencontrent par hasard à une "conférence" qui est en fait un concours pour faire financer ses recherches, que Keira gagne. Adrian, la reconnaissant (puisque, si mes souvenirs sont bons, ils avaient déjà eu une relation auparavant...) va lui parler.
Cette "re"-rencontre avec elle va l'entraîner jusqu'à la vallée de l'Omo où il la rejoint. Non loin de là, il trouvent un étrange fragment fait d'une matière inconnue qui, exposé à une vive lumière,  révèle la carte des cieux tels qu'on les voyait il y a...4 milliards d'années!
Intrigués et passionnés par cet étrange fragment, ils vont énormément voyager, passant par la Chine, la France, l'Angleterre, l'Écosse, l'Éthiopie, la Grèce pour finalement, après de très longues recherches non sans dangers (une étrange "association" compte bien les empêcher de finir leurs recherches à n'importe quelle prix), finir leur quête là où ils l'avaient commencé: dans la vallée de l'Omo, où ils trouvent le squelette de la mère de l'humanité...
 
À vrai dire, ils se passe bien trop de choses dans ce récit pour en faire un résumé correct, donc je me suis contentée des grandes lignes!
 
 
http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2009/12/la-premiere-nuit.jpgMon avis: Tout d'abord, le style. Je crois que c'est une des deux choses qui ont vraiment fait que j'ai accroché au livre. C'est vraiment bien écrit sans être pour autant trop lourd, absolument parfait. Le seul défaut que j'y ai trouvé est au niveau de la narration, parfois à la première, parfois à la troisième personne, le point de vue tantôt omniscient tantôt interne...assez perturbant. Ensuite, je dois dire que je me suis beaucoup attaché aux personnages. Je ne voudrais pas trahir le suspens, mais on croit un des personnages mort, et deux autres meurent réellement. Eh bien, même pour des personnages secondaires, j'étais au bord des larmes. Vraiment, quand on entre dans l'aventure à leur côté, on n'a pas envie de les quitter. Puis le suspens et l'aventure. Je dois dire que ce n'est pas le côté le plus fort de l'histoire, surtout dans le premier tome, mais qu'il est quand même très présent et nous pousse à continuer à lire, nous empêche d'arrêter de tourner les pages, littéralement. Enfin, le meilleur: le côté historique et scientifique. Ça a beau être de la fiction, il y a une base d'informations réelles, d'autres fictives. Mais même quand elles sont fictives elles paraissent tellement réelles que ça me passione...la deuxième chose que j'ai préféré dans le livre, donc. Pour finir, n'oublions pas l'histoire d'amour entre Adrian et Keira, parce que dès qu'il y a de l'amour, je ne peux m'empêcher d'aimer, c'est viscéral.



Voilà, je n'ai pas grand chose d'autres à ajouter, si ce n'est que c'est un des rares romans qui m'a réellement marqué récemment (en fait, tous mes romans préférés sont ceux que j'ai lu quand j'avais environ 12 ans, excepté quelques uns dont celui-là, c'est dire à quel point je l'ai aimé) et il m'a vraiment donné envie de lire d'autres livres du même auteur.
 
Et vous, vous avez lus ces livres? Vous connaissez/aimez Marc Levy? Les romans historiques-scientifiques-fictifs (on va appeler ça comme ça), ça vous passione ou vous ennuie?

mercredi 16 janvier 2013

Celia Rees

Aujourd'hui je vais parler bouquins...ça faisait longtemps!
Un article dédié à une auteure anglaise que j'aime beaucoup (malgré le fait que j'ai lu peu de ses livres), Celia Rees.  Elle a été enseignante avant de se consacrer à l'écriture, des livres destinés aux enfents et adolescent. Les trois livres dont je vais vous parler font parties des livres qui m'ont le plus marqué. Je les ai lu il y a longtemps, et relus récemment. Je tenais donc à vous la faire découvrir.
 
Je n'ai lu que trois de ses livres, mais elles en a fait bien d'autres que je rêve de lire.
 
 
http://www.lacabanedesuzon.fr/images/z/1424_1.jpgCommençons par Mémoires d'une Pirate. En résumé, c'est l'histoire de Nancy, fille d'un riche anglais propriétaire d'une plantation de cannes à sucre en Jamaïque. Malheureusement, celui-ci meurt. Elle est donc amenée en Jamaïque à la plantation sans savoir encore qu'elle lui appartient, ses frère avares lui cachant tout. Là-bas, elle est choquée par ce que subissent les esclaves et se lie d'amitié avec Phillis et surtout sa fille Minerva qui l'accompagne dans chacune de ses promenades. Celles-ci étant des esclaves, leur relation est assez mal vue, en particulier par le contremaître...
 
Nancy est donc à présent une riche propriétaire convoitée des hommes, en particulier un certain Bartholomée, appelé Le Brésilien. Celui-ci lui offre un collier et des boucles d'oreilles somptueuses, mais faites de terrifiants rubis couleurs sang... Nancy quant à elle est amoureuse depuis bien longtemps de William (à qui elle n'arrêtera pas de penser tout au long du récit) et ne supporterais pas d'être mariée à un homme pareil. Retournée à la plantation, elle découvre le contremaître tentant de violer Minerva...
 
Perdant son sang-froid, elle appuie sur la gachette du pistolet qu'elle avait sur elle et tue le contremaître. Minerva, Phillis et elles, en danger, décident de rejoindre les esclaves marrons, des hors-la-loi cachés dans les collines. Les deux amies, s'aimant comme des soeurs, n'y resteront pas longtemps et préféreront suivre un vaisseau pirate passant par là (où Nancy retrouve certains membres de l'équipage l'ayant amené jusqu'aux Antilles).
 
Alors commence une vie pleine d'abordages, de danger et de piraterie! Une vie parfois rude et éprouvante, mais où l'aventurre ne manque pas. Après avoir affronté une mutinerie, une sacrée tempête, des soldats de la marine, après avoir tenté mainte fois de retrouver son bien aimé William, Nancy et son équipage finissent par être retrouvés par Le Brésilien!...
 
Je ne dis point la fin, ça gâcherait le suspens, mais sachez que ça se termine bien (forcément).
 
Mon avis: Un livre qui m'a autant voire plus passioné que la première fois que je l'ai lu malgré le fait que j'ai tout de même 4 ans de plus. J'ai adoré le fait que le roman grouille de fait historique, l'auteure s'étant bien renseignée avant de l'écrire. On se croirait vraiment en pleine mer, les embruns fouettant notre visage, attendant qu'un navire marchand se présente lorsqu'on lit ce livre. L'action et le danger son omniprésents mais ce n'est pas pour autant que le rythme du livre est trop soutenu. Un juste équilibre entre fiction et histoire, action et pensées féminines. Tout ça accompagné d'un univers que j'adore littéralement (la mer et l'Amérique) et bien servi par le fabuleux style de Celia Rees, souvent qualifié de simple mais très très beau à mon goût.
 
 
Je continue avec Journal d'une sorcière et son deuxième tome Vies de Sorcières.
 
http://p1.storage.canalblog.com/13/09/321124/31621231.jpgDans le premier tome, on lit le journal de Mary, retrouvé par une certaine Allison Ellman dans une couverture en patchwork (cette Allison n'existe pas réellement, elle a pour but de donner une illusion de réalité plus forte et on la revoir dans le deuxième tome).
 
Mary est une jeune adolescente anglaise, en 1659. Sa grand-mère, accusée de sorcellerie, est condamnée à la potence. Mary, élevée par son aïeule, est désormais seule et doit fuire le danger qui pèse sur elle, étant elle-même une "sorcière". Celle qu'elle devine être sa mère mais qu'elle n'a jamais connue la prend sous son aile et réussit à la faire embarquer dans un navire en compagnie de puritains dirigés par le révérend Elias Cornwell.
 
Pendant le voyage, elle se prend d'affection pour Martha, la famille Rivers (Sarah, John et leurs enfants dont Rebecca, une fille de l'âge de Mary) et la famille Morse (Jonas et son fils Tobias). Elle passe donc la plupart de son temps avec eux, enfermés dans la bateau où elle aide à soigner les malades par exemple, ou sur le pont où elle fait connaissance avec un jeune mousse, Jack Gill. À la fin du voyage, celui-ci l'embrasse. Mary sait pourtant qu'elle ne le reverra jamais, grâce à une vision, sa première vision de sorcière.
 
Arrivés en Amérique, ils rejoignent le village de Beulah fondé en pleine forêt par un groupe de puritains arrivés là avant eux. Mary y vit dans la maison de Martha, puis un peu plus tard celle des Rivers. Comme sur le bateau, elle aide Martha dans ses travaux, en paticulier pour guérir les malades, et passe beaucoup de temps dans la forêt pour cueillir des plantes. Ce qui fait que très vite, elle devient l'amie de Geai de la Forêt, un indien habitant juste à côté.
 
Mais bien vite, les soupçons de sorcellerie pèsent sur sa tête. Mary est bien plus innocente qu'un groupe de filles cherchant à lui faire des ennuis, mais le pasteur ne l'aime pas. À l'arrivé d'Obadiah Wilson, le "chasseur de sorcière" qui avait également fait condamner sa grand-mère, Mary doit s'enfuir pour sauver sa peau. Le seul endroit où elle peut aller est dans la forêt...
 
http://www.soupedelespace.fr/leblog/wp-content/uploads/Image%201(4).pngLe deuxième tome se passe beaucoup plus tard, au XXIe siècle. Agnes, une indienne Mohawk, est l'ancêtre de Mary (mais au début, elle ne le sait pas encore). Après avoir lu le Journal de Mary, elle a une vision du passé, comme si Mary voulait lui raconter son histoire au travers de ses rêves. Agnes contacte donc Allison Ellman qui fait ses recherches sur Mary et tous ceux dont elle parle dans le journal. Peu de temps après, Agnes va chez sa tante, une "sorcière" elle aussi. Celle-ci l'aide dans sa quête de visions...
 
Le roman alterne alors entre le présent d'Agnes et surtout le passé, c'est à dire les visions d'Agnes, où c'est Mary qui nus raconte son histoire. Celle-ci s'est mariée à Geai et a rejoint son peuple, les indiens. Elle vivra tour à tour avec les Pentucket, les Pennacook puis leurs ennemis les Mohawk Iroquois. Sa fille, Oiseau Moucheté, meurt dans la guerre avec les blancs, tout comme son mari Geai, tandis que son fils Renard Noir devient un guerrier admiré. Elle recueille également un jeune garçon anglais qui plus tard rejoindra les trappeurs français au Canada. Elle nous raconte tout de ses voyages, ses peurs, le dégoût des blancs pour elle, et surtout sa vie parmis les indiens.
 
Mon avis: J'ai très envie de faire les même remarque que pour Mémoire d'une Pirate. Là aussi, un très bon équilibre entre la fiction et le côté très historique de l'histoire, on s'y croirait. Un inivers que j'adore également, l'Amérique et les indiens, la sorcellerie (plutôt dans le sens spirituel, pas des sorts à volonté)...le style toujours aussi parfait.
 
 
Au final, ces trois livres m'ont tellement interréssées que j'ai fait pas mal de recherches sur cette période historique et ces deux sujets (les amérindiens du nord et les pirates), et je continue à en faire. Je suis déjà plutôt passionnée d'Histoire à la base, mais je crois que cette période me fascine encore plus.
 
Toujours est il que je ne peux que vous recommender absolument ces romans, absolument enchanteurs, ils vous feront voyager dans le temps et l'espace.

lundi 3 décembre 2012

Shmilblick !

Comme le suggère le titre, ce billet va être un fourre tout et n'importe quoi. Et si vous me connaissez un peu, vous avez deviné que ce sera surtout du n'importe quoi. Mais écoutez, il fallait bien que je poste un petit truc pour ne pas courir le risque de perdre mes lecteurs. Ah, ma conscience me dit que c'est sans doute déjà fait, où que ça le sera quand vous aurez fini de lire ce billet.
 
Donc pour commencer, je suis gentille, et vous explose les mirettes non pas avec un pavé sur ma vie tellement intéressante mais plutôt avec un croquis, fait en quelques minutes, en cours de maths:

 


Il faut croire que ça faisait trop longtemps que je n'avais pas fait de poitrine trop grosse, de tête disproportionnée et de taille inhumainement fine. Sans oublier les manches deux cent vingt-deux fois plus large qui le diamètre du poignet.
 
 

 
 
Ensuite, j'enchaîne avec plus ou moins de fluidité sur une petite anectode.
 
http://sadbuttrue.fr/Blog/wp-content/uploads/2012/11/Hellfest-2013.jpgUn beau jour, Stacy Jaxx (qu'ils soient mer...nuls ou non, je choisis les pseudos que je veux, hein!), adorant me taquiner (pour rester polie), m'annonce qu'Avantasia passe au Hellfest 2013. La folle métaleuse que je suis était déjà en train d'imaginer un plan aussi irréalisable que machiavélique pour pouvoir me pâmer d'admiration en entendant en live la voix de Tobias Sammet, lorsqu'elle se rendit compte que, comme elle aurait du s'en douter plus tôt, c'était complètement FAUX. Déçue, j'étais. Ceci est un euphémisme.
 
Mais récemment, Stacy Jaxx me refait le coup. Décidant de limiter quelque peu mon degré de cruchitude, je refuse d'avaler ses couleuvres (de toute façon, je ne suis pas vraiment sûre que ça se mange ces bêtes là). Mais, ô surprise, quelque minute plus tard, que me montre-t-il? L'affiche du Hellfest 2013. Et que vois-je en haut à droite? Avantasia. Haha, oui, j'aurais dû m'y attendre.
 
Ceci signifie donc que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour aller à Clisson fin juin, pour le plus grand plaisir de mes tympans (ou leur plus grand déplaisir, ça dépend du point de vue). D'autant plus que Arch Enemy y sera aussi (oui, le groupe que je n'ai pas pu aller voir en concert alors que je devais...) ainsi que quelques autre groupe que j'ai déjà vaguement plus ou moins écouté. Et que c'est une des dernières années pour avoir des réductions, puisqu'ensuite je serai trop vieille. J'espère que ça suffira à convaincre mon papa de m'y ammener. (Même si c'est pas gagné.)
 
 

 
 
Then, je vais dédier quelques paragraphes sur le sixième tome de Lou (qui est ENFIN sorti). Je trouvais que 3 petites lignes dessus, ça n'étais pas assez.
 
http://images-booknode.com/book_cover/3220/full/lou--,-tome-6---l-age-de-cristal-3220103.jpgPeut être que vous avez déjà lu le résumé, mais au cas où, je le redis ici: le petit monde de Lou a désormais bien changé, et es aussi étrange qu'inexplicable...à présent, la jeune fille enquête pour le compte du gouvernement sur de mystérieux cristaux roses ayant poussé dans la ville. Sa mère également, tout en s'occuppant du spectacle adapté de son roman, et en essayant d'en écrire un autre. En fond de récit, des histoires de couples, des scènes qui sensations de déjà vus et des scènes qui se répètent, les gens qui deviennet comme leure parents...
 
Ce que j'en ai pensé? Justement, je ne sais trop qu'en penser. C'est tellement différent de ce que j'ai eu l'habitude de retrouver dans les Lou que je ne saurais dire si c'est bon ou pas. J'attend donc d'avoir des explications dans un (éventuel?) prochain tome. Au niveau des dessins, rien de spécial à signaler, à par que je les ai trouvés un peu moins bons en moyenne (ne me demandez pas pourquoi). En plus de l'histoire complètement perturbante, les décors du récit ne sont plus du tout les même: comme si Lou commençait une autre vie...de plus, on reajoute un drôle de personnage là dedans: le garçon qui lit (et que Lou drague).
Bref, je fais suppositions sur hypothèses, j'essaye de me raccrocher à chaque phrase pour trouver des indices. Une de mes hypothèses les plus farfelues est d'ailleurs que Lou se trouve dans le nouveau bouquin de sa mère...(cf le tout début et la toute fin de la BD).
 
 

 
 
Pour finir plus simplement, je vous propose d'abandonner un peu la vue pour laisser la place à l'ouïe. Voici la vidéo d'un groupe que j'ai découvert récemment, et que j'aime beaucoup, en particulier la chanteuse.
 
 
 

 
Rassurez vous, j'ai enfin fini.
Alors, le dessin, vous en dites quoi?
Les groupes du prochain Hellfest vous intéressent? Vous comptez y aller?
Vous avez lu Lou? Si oui, qu'en avez vous pensé? (Je suis sûre que beaucoup sont déçus...ou très surpris au mieux.)
Et vous connaissiez/aimez Sad Alice Said? :)
 
Ciao! <o/